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  • : Le blog de Martine Frappin
  • : Martine Frappin est candidate ps aux élections de 2008, pour le canton de Montauban-de-Bretagne. Femme de gauche avant tout, elle est particulièrement engagée dans les questions de l'environnement et du développement durable.
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                                                                                                                      Martine F.

19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 16:35

Quel est l’impact environnemental de la culture du sapin dans nos forêts ?

 

La culture du sapin de Noël pose quelques problèmes relatifs à la qualité des eaux(*). En effet, les plantations sont entretenues à l’aide d’herbicides dont le transfert vers les eaux peut engendrer des pollutions à des concentrations néfastes à la qualité de l’eau de consommation et à l’environnement. Des solutions alternatives sont recherchées. Leur mise en oeuvre se heurte à la dispersion de la production et au changement des pratiques culturales. La plantation du sapin naturel se fait généralement sur des terres qui seraient autrement laissées en friche parce qu’elles ne sont pas utilisables pour l’agriculture. Elle n’amène donc pas de déforestation. De plus, les jeunes sapins absorbent davantage de gaz à effet de serre que les arbres matures. Pour un "acre" (mesure anglaise qui vaut environ 40 ares) de culture de sapins, 13 tonnes de polluants atmosphériques sont ainsi absorbés annuellement.

Quant aux insecticides, on les utilise pour lutter contre le puceron en cas d’invasion et aussi l’année de la récolte pour s’assurer d’avoir le plus beau ramage possible. Les producteurs de sapins emploient actuellement cinq fois moins de pesticides qu’il y a dix ans. Ils pourraient cependant remplacer le Diazinon, un pesticide à large spectre nuisible pour la biodiversité, par un savon insecticide ou du "Bt", une bactérie spécifique, pour lutter contre les chenilles.

A signaler : différentes expérimentations de culture et méthodes de protection contre les insectes ou été ou sont réalisées. Afin de concilier environnement et développement économique, le Parc Naturel Régional du Morvan de son côté a souhaité expérimenter en lien avec les producteurs locaux de nouvelles méthodes de production du sapin de Noël afin de diminuer l’utilisation des produits phytosanitaires.
Voir le site du PNRM et le document d’information sur ce sujet

Le coût environnemental du sapin de Noël peut paraître élevé quand on comptabilise toutes les ressources nécessaires à sa culture : la coupe et le transport jusqu’aux consommateurs, de même que le ramassage et le recyclage des sapins en copeaux destinés au paillis. Si l’on considére que le cycle de vie d’un sapin est de sept à dix ans, pour une utilisation décorative de quelques semaines, on constate qu’il y a un prix à payer pour le maintien de cette tradition.

Quid du sapin "artificiel ?
Le sapin artificiel est celui qui a la plus longue durée de vie et sa popularité réduit peut-être la coupe de sapins naturels, mais, selon les experts, il représente le pire choix au plan environnemental, notamment parce qu’il composé de plastique, un résidu du pétrole, et d’aluminium, un mélange composite non recyclable. Sa fabrication génère des émissions polluantes et son transport depuis la Chine ou Taiwan jusqu’à nous, et consomme énormément d’énergie. Une fois rendu à la décharge, il mettra environ 400 ans à se dégrader !


Y a -t-il une alternative plus écologique ?
Pour ceux qui souhaitent explorer d’autres alternatives, Pierre Gingras, journaliste canadien spécialiste en horticulture, nous propose quelques plantes d’intérieur qui peuvent être employées comme solutions de rechange au Roi des forêts.

Son premier choix se tourne vers le cyprès à la forme conique. Il reste toujours vert et il est facile à entretenir et à décorer. C’est le conifère qui s’adapte le mieux à l’intérieur où il peut atteindre jusqu’à deux mètres de hauteur en quelques années et son prix est abordable, pour un petit arbre.

Il recommande aussi l’oranger avec ses boules vivantes qui, en plus d’être décoratives, dégagent un parfum toute l’année dans la maison. L’oranger est facile à cultiver.

Il déconseille fortement l’araucaria ou pin de Norfolk qui a tendance à jaunir dans nos maisons surchauffées. De plus, ses branches plutôt frêles supportent mal le poids des décorations.

L’achat de conifères en pot constitue donc une erreur majeure selon cet expert car ces plantes subissent un choc thermique susceptible de les tuer à chaque transfert de l’extérieur vers l’intérieur. La vraie place de ces conifères, c’est à l’extérieur.

Plusieurs choix s’offrent donc à nous. Mais quoiqu’on en dise, le sapin demeure le symbole de Noël et des retrouvailles pour beaucoup de gens. Et, à notre grand étonnement, le sapin naturel s’avère un choix plus écologique qu’on ne l’imagine !

 

 

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Published by Martine Frappin - dans L'Environnement
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