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  • : Le blog de Martine Frappin
  • : Martine Frappin est candidate ps aux élections de 2008, pour le canton de Montauban-de-Bretagne. Femme de gauche avant tout, elle est particulièrement engagée dans les questions de l'environnement et du développement durable.
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Bonjour à tous !

" Je vous encourage dès maintenant à me faire parvenir vos remarques et vos doléances, car je souhaite être la candidate du renouveau, de l'ouverture, et du dialogue. Cet espace d'échanges vous est  donc destiné et sera quotidiennement complèté gâce à votre participation."
Merci à vous
                                                                                                                      Martine F.

7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 21:14
Femmes bafouées - exploitée, il y en a assez!!!

8 mars : faites entendre la voix des femmes des plantations

Discrimination à l’embauche, tests de grossesse avant recrutement, harcèlement sexuel, non-respect des congés maternité... Dans les plantations de fruits tropicaux, les femmes subissent des politiques discriminatoires qui viennent s'ajouter aux violations des droits humains déjà très répandues dans le secteur.  

A l'occasion du 8 mars 2011, 100ème anniversaire de la Journée internationale des femmes, Peuples Solidaires et la Coordination latino-américaine des travailleurs-ses de la banane (COLSIBA) lancent un appel pour faire entendre la voix des femmes des plantations aux grandes multinationales du fruit Chiquita, Dole et Del Monte.

Agissez maintenant !

Jean Paul Arpi Peuples Solidaires
Alain Uguen Association Cyber @cteurs

>>>
COMMENT AGIR ?

> signer directement en ligne

> signer par courriel
C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :

1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre  choix : le juste fruit
5- Adressez votre message aux  adresses suivantes :
mrodriguez@chiquita.com




Vérifiez que les 4 adresses apparaissent bien

6- Envoyez le message

Par cette action, vous ferez connaître votre opinion à José Antonio Yock, Vice président, Fresh Del Monte, América Central, Richard A. Harrah, President, Dole América Latina, Manuel Rodriguez, Directeur Amérique latine, Chiquita et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.


############

Prénom, Nom
Profession :
Adresse :
Localité :
Pays :

Messieurs Rodriguez, Yock et Harrah,

Colsiba et Peuples Solidaires (France) m’ont informé-e des nombreuses violations des droits des femmes au travail dans les plantations de bananes et d’ananas qui produisent des fruits qui portent votre marque.

Aussi, je vous exhorte à :

1) réviser votre politique d’emploi afin d’employer davantage de femmes en Amérique latine et de lutter contre la discrimination basée sur le genre dans les processus de recrutement ;

2) prendre des mesures concrètes pour mettre un terme à la discrimination basée sur le genre sur leur lieu de travail (notamment concernant les cas de harcèlement sexuel) afin s’assurer des conditions de travail dignes pour toutes les femmes qui dépendent de votre entreprise ;

3) prendre part à un véritable dialogue social avec les syndicats membres de Colsiba sur cette question aux niveaux local, régional et international (notamment via le Forum mondial de la banane).

Sincères salutations,

############

María: „Je travaillais dans une usine d’empaquetage d’ananas lorsque je suis tombée enceinte. J’ai été licenciée à un mois de grossesse. (…) J’ai décidé d’aller au Ministère local du travail pour porter plainte, on m’a dit qu’on ne recevait pas de femme enceinte le vendredi ! Le soir même, je faisais une fausse couche. Lorsque j’ai demandé à réintégrer l’entreprise, la direction m’a répondu: „Comment pourrais-tu revenir alors que tu n’es même pas capable de garder ton propre bébé ?“

Paula: „Parce que je suis allée chercher ma paye, je me suis retrouvée seule dans le bureau du coordinateur de l’usine. Il a commencé à me poser des questions sur ma vie privée. J’ai voulu quitter la pièce mais il s’est interposé et a commencé à m’embrasser de force. J’ai finalement réussi à m’échapper. Je me sens mal depuis, j’ai honte et j’ai peur. Aujourd’hui je veux témoigner et obtenir réparation car cela fait trop longtemps que ça dure“

Ces histoires ne sont que deux exemples parmi tant d’autres. Que ce soient les filiales ou les entreprises sous-traitantes de Dole, Chiquita ou Del Monte, ces situations se retrouvent et semblent même prendre de l’ampleur ces dernières années.

Discrimination à l’embauche en augmentation

Déjà au moment de l’embauche, les femmes qui souhaitent travailler dans la production et le conditionnement de bananes et d’ananas sont fortement discriminées. En effet, le recrutement de femmes est en chute libre depuis plusieurs années, car les entreprises estiment que la main d’œuvre féminine est une main d’œuvre „risquée et coûteuse“ à cause des droits liés à la maternité qu’elles pourraient faire valoir et que les entreprises voient d’un mauvais œil. Ainsi, alors qu’il y a une quinzaine d’année les femmes y représentaient environ 25% de la main d’œuvre, aujourd’hui, dans des pays comme l’Équateur et le Pérou, elles ne représentent plus que 7%. Selon Colsiba:„Des centaines de femmes se retrouvent sans emploi, bien souvent des mères célibataires qui subissent donc de plein fouet la crise économique mondiale“.

Droits bafoués et intimidations multiples

Au-delà de cette question fondamentale du droit à l’emploi qui est aujourd’hui battu en brèche, les femmes qui, elles, sont employées, sont confrontées à des violations de leurs droits sur leur lieu de travail. Par exemple, des cas de harcèlement sexuel ont été récemment signalés notamment chez Chiquita. Il s’agit selon Colsiba d’une technique de répression parmi d’autres : „Lorsque les femmes refusent les avances qui leur sont faites, elles se voient menacées de perdre leur emploi“. Ces mécanismes d’intimidation sur le lieu du travail mais aussi de violations multiples des droits spécifiques liés à la maternité notamment, viennent s’ajouter au fait que les femmes prennent rarement le risque de se syndiquer, par peur de perdre leur emploi, ce qui aurait des effets dramatiques sur leur famille qu’elles ont souvent à charge. Les entreprises peuvent donc facilement compter sur le rôle social qui est assigné aux femmes pour éviter de leur part toute revendication individuelle ou collective, ce qui va, bien entendu, à l’encontre des législations nationales en la matière, des normes internationales de l’Organisation internationale du Travail (OIT), en particulier la Convention N°111 sur la discrimination et des chartes éthiques ou codes de conduite dont se sont dotées Dole, Chiquita et Del Monte.

Mais les femmes se mobilisent !

Partant de ce constat qui est valable pour l’ensemble des pays producteurs de bananes et d’ananas, les militantes de plusieurs syndicats membres de Colsiba ont décidé d’attirer l’attention sur la situation que vivent les femmes qui travaillent ou souhaitent travailler dans la production de bananes et d’ananas. Le 8 mars, Journée international des femmes, elles seront plusieurs dizaines à faire des „sit-ins“ au Guatemala, au Honduras et au Costa Rica, devant les sièges nationaux de Dole, Chiquita et Del Monte et à leur remettre des lettres symboliques. Aidons-les à se faire entendre !

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Published by Martine Frappin - dans Le mal être au travail
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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 21:04

Ne pas voir ses efforts récompensés est une source importante de mal-être. C'est l'un des enseignements de l'enquête Samotrace sur la santé mentale au travail, qui démontre de manière indiscutable la nocivité de certaines contraintes professionnelles.

 

Le doute n'est plus permis. Les tout premiers résultats de l'enquête épidémiologique Samotrace sur la santé mentale au travail confirment le lien entre le mal-être et certains facteurs de risques professionnels. Et, pour la première fois, les données sont établies sur un très large ensemble de secteurs d'activité et de catégories professionnelles, ce qui devrait faire taire les critiques pointant les lacunes des études menées auparavant sur ce sujet. L'observatoire épidémiologique Samotrace a mobilisé 120 médecins du travail dans les régions Centre, Poitou-Charentes et Pays-de-la-Loire. Et ces derniers ont enquêté auprès de 6 000 salariés entre 2006 et 2008.

Au-delà de la variété des secteurs d'activité enquêtés, l'originalité du volet de veille épidémiologique de Samotrace repose sur la double investigation menée sur la santé mentale et sur les facteurs de risques professionnels, et ce auprès d'une même population.

D'une part, la détresse psychique ou le mal-être des salariés ont été mesurés avec un autoquestionnaire, validé scientifiquement: le GHQ-28 (General Health Questionnaire ou questionnaire de santé générale). Ce dernier identifie non seulement des symptômes dépressifs, mais aussi des troubles anxieux, des symptômes somatiques et des difficultés dans le comportement social. Ainsi, 37% des femmes et 24% des hommes interrogés dans l'enquête ont exprimé un "mal-être".

D'autre part, le ressenti des travailleurs sur leurs conditions de travail (travail répétitif sous contrainte de temps, rémunération au rendement, etc.) et leur exposition aux facteurs psychosociaux ont été explorés. A ce titre, les salariés de l'échantillon ont répondu au questionnaire de Karasek, qui permet de décrire le niveau de demande psychologique, de latitude de décision et de soutien social au travail, et à celui de Siegrist, qui évalue le déséquilibre entre efforts consentis et récompenses obtenues, ainsi que le surinvestissement dans le travail. De plus, des questions inédites, inspirées par la psychodynamique du travail, ont été posées: "Avez-vous été contraint de travailler d'une façon qui heurtait votre conscience professionnelle?", "Avez-vous été l'objet, quand vous étiez au travail, d'intimidations, menaces et humiliations?" ou encore "Avez-vous été l'objet de violences physiques provenant de personnes appartenant à votre lieu de travail?".

Déséquilibre

L'étude croisée des données recueillies sur la détresse psychique et sur les expositions professionnelles a apporté des éléments nouveaux et fondamentaux. Ainsi - et c'est un des points les plus forts de l'étude -, les femmes exposées à un déséquilibre entre efforts et récompenses déclarent trois fois plus souvent un mal-être que celles qui n'y sont pas confrontées. Pour les hommes, c'est 2,3 fois plus… Outre les effets délétères du déséquilibre entre efforts et récompenses, le surinvestissement dans le travail joue aussi un rôle: les salariés qui y sont exposés sont deux fois plus en mal-être que les autres. Pour Dominique Huez, médecin du travail et coresponsable de l'enquête, ces résultats constituent "un fait scientifique", prouvant que "l'anxio-dépression qui pèse sur le corps et sur les rapports sociaux a un vrai lien avec des déterminants essentiels de l'organisation du travail et est une des conséquences du management".

Ainsi, les salariés soumis à une forte demande psychologique sont une fois et demie plus souvent en état de mal-être que les autres. Il en est de même avec le faible soutien social: ce facteur, pris isolément, est significativement associé au mal-être. "Cette défection du soutien de la communauté d'appartenance nourrit de véritables psychopathologies de la solitude et de la désolation", signale Dominique Huez. En revanche, il n'apparaît pas de lien caractéristique entre le manque de latitude de décision dans le travail et la souffrance mentale.

Prendre en compte l'agencement des risques entre eux

Autre résultat intéressant, 13% des salariés disent "travailler d'une façon qui heurte leur conscience professionnelle". Faire quelque chose que l'on réprouve est lié 1,5 fois plus fréquemment au risque de mal-être, notamment chez les hommes. Du côté des femmes, c'est l'association entre souffrance mentale et violences au travail qui ressort de manière plus spécifique. Dans l'échantillon Samotrace, 5% des femmes affirment être exposées à des violences physiques et 16% d'entre elles à des menaces ou humiliations. Or les femmes subissant de la violence au travail sont deux fois plus en mal-être que les autres. C'est le deuxième facteur de souffrance chez les femmes, après le déséquilibre entre efforts et récompenses. Pour Dominique Huez, ces liens statistiques livrent des informations essentielles: "Nous connaissons désormais le poids respectif de chaque facteur explicatif. Mais si l'épidémiologie apporte des preuves sur tel ou tel lien pris isolément, la prévention des risques psychosociaux impose de prendre en compte leur agencement entre eux. Pour les médecins du travail, c'est dans leur activité de clinique médicale qu'ils pourront explorer certaines pistes suggérées par ces résultats."

L'autre apport important de Samotrace réside dans l'analyse descriptive par secteurs d'activité. Le niveau de souffrance psychique présente en effet des différences selon les branches professionnelles. Chez les hommes, le mal-être est plus prononcé dans les secteurs des activités financières (28%), de la production et distribution d'électricité, de gaz et d'eau (28%), de l'administration publique (27%), de la santé et de l'action sociale (26%). Les femmes les plus concernées par le mal-être se retrouvent, elles, dans le secteur de la production et distribution d'électricité, de gaz et d'eau (45%), de l'administration publique (43%), des activités financières (42%) et des services collectifs, sociaux et personnels (40%). "Dans le champ de la souffrance mentale, on voit émerger des secteurs - services publics, banque-finance, énergie - que l'on évoquait traditionnellement peu en matière de santé au travail, souligne Christine Cohidon, épidémiologiste au département santé-travail de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et coresponsable de l'enquête. On s'attachait davantage aux conditions de travail pénibles physiquement, comme dans certains secteurs industriels et la construction, qui se montrent moins touchés par le mal-être, même s'ils ne sont pas épargnés pour autant."

Des contraintes variables selon l'activité

voir article sur

http://www.sante-et-travail.fr/mal-etre-au-travail--une-enquete-incontestable_fr_art_808_41651.html

De même, l'exposition aux contraintes psychosociales s'avère variable d'une branche à l'autre. Ce sont dans les services collectifs, sociaux et personnels ainsi que dans les transports et communications que les hommes sont les plus exposés au déséquilibre entre efforts et récompenses. Pour les femmes, cette exposition se rencontre davantage dans l'industrie manufacturière et dans la santé et l'action sociale. Selon les secteurs, les facteurs significativement associés au mal-être ne sont pas toujours les mêmes. L'analyse a pu être conduite dans certains secteurs pour les hommes. Ainsi, dans l'industrie manufacturière, les facteurs psychosociaux associés au mal-être relèvent du travail qui heurte la conscience et du surinvestissement. Dans la branche de l'énergie s'y ajoutent la demande psychologique forte, le contact difficile avec le public et une incompatibilité entre les horaires de travail et la vie sociale. En revanche, dans les transports, ce sont le surinvestissement au travail, le faible soutien social et la discrimination qui sont liés au mal-être.

De cette enquête épidémiologique, riche d'enseignements, peut-on d'ores et déjà tirer des conclusions en termes de prévention et de suivi médical des salariés? Pour Bernard Arnaudo, médecin-inspecteur régional du travail dans le Centre et coordinateur logistique de Samotrace, ces nouvelles connaissances sont une "bonne base" pour engager des actions de prévention: "Au sein des comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail [CHSCT] notamment, elles peuvent être utilisées comme référence ou dans un argumentaire pour favoriser la prise de conscience du rôle de l'organisation du travail dans la survenue de problèmes de santé mentale." Mais, selon lui, il faut se garder de deux écueils: "D'une part, ces données apportent une vision générale, affinée par secteurs, qui peut conduire certains chefs d'entreprise à se dire que, n'appartenant pas aux branches professionnelles les plus exposées, ils n'ont pas à se préoccuper de la question. D'autre part, aucun chiffre ne donne une connaissance fine des situations particulières sur le terrain, dans chaque entreprise. D'autant que les organisations du travail et les méthodes de management évoluent en permanence. Les résultats de Samotrace peuvent enrichir la réflexion des acteurs de la prévention, mais ces derniers doivent ne pas perdre le cap de la réalité."

Ces résultats donnent aussi des pistes du côté de la recherche en santé mentale au travail, en validant le caractère probant du modèle de Siegrist. Mais surtout, ils contribuent de façon décisive au débat public sur les risques psychosociaux. Il est même permis de se demander s'il est toujours opportun de construire "l'indicateur global tiré d'une enquête psychosociale auprès d'un échantillon représentatif de salariés et fonctionnaires français" préconisé en mars 2008 par le rapport Légeron-Nasse (1). Il n'est pas sûr qu'il puisse apporter davantage que ces premiers résultats de l'enquête Samotrace.

(1)

Voir Santé & Travail n° 63, juillet 2008, page 16.
Nathalie Quéruel | Santé & Travail n° 065 - janvier 2009
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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 19:13

Les managers sont-ils bien formés à la dimension humaine de leur métier ?

Il a été mis en évidence au cours des entretiens menés par la mission que le mal-être au travail résulte souvent d’un défaut de formation des managers ou d’une inadaptation des méthodes d’encadrement. Pour tenter d’y voir plus clair, la mission a entendu les représentants de plusieurs écoles prestigieuses, qui forment les cadres du secteur privé comme du public. Si ces établissements veillent à sensibiliser leurs élèves à leurs responsabilités en matière sociale, il est frappant de constater à quel point, dans les écoles de commerce, le souci de donner aux étudiants une formation qui les prépare à une carrière internationale conduit à privilégier l’enseignement de méthodes de management anglo-saxonnes, qui ne sont sans doute pas toujours adaptées à la réalité française.
http://blogs.senat.fr/mal-etre-au-travail/http://blogs.senat.fr/mal-etre-au-travail/
Témoignages:
#3 anonyme par peur de représailles dans le milieu professionnel à 20:04 12 octobre 2010

Il est évident que de nombreux cadres amenés à gérer les relations humaines en entreprise auraient besoin d’un minimum de formation avant d’être mis en poste. En commençant par exemple par le respect qui est, à mon avis, primordial dans une relation humaine. Mais celui-ci peut-il s’apprendre dans un livre?

Au delà du profil type du jeune manager ambitieux qui est aujourd’hui la norme en entreprise, celui-ci peut être un individu très bien sous tout rapport dans la sphère privée, mais si nous observons leur comportement lorsqu’ils sont soumis à une forte pression hiérarchique “d’atteinte d’objectifs”, ils les répercutent inexorablement et sans état d’âme sur leurs subalternes dans le but de plaire à la direction qui, elle, ne juge que sur des chiffres et des statistiques de rentabilité. Sans état d’âme.

C’est aussi ainsi que les organisations deviennent inhumaines, elles ne jugent que sur la base de résultats chiffrés à court terme, sans voir sur le long terme la souffrance occasionnée par la pénibilité du travail. Ce coût étant assumé par la société en dehors de l’entreprise (arrêts maladies, dépressions, suicides, toxicomanies, maladies mentales, etc…), donc cela ne la regarde pas si je j’ose dire.

Une solution qui m’est venue à l’esprit lorsque j’étais encore en poste et que je subissais encore du harcèlement de la part de mon supérieur hiérarchique, aurait été la mise en place d’une forme d’évaluation par les employés des qualités managériales de leurs chefs. De manière anonyme et par un cabinet indépendant. Sans aller jusqu’au procès inquisitoire, mais juste dans le but de refléter l’image que certains chefs impriment dans l’esprit des employés. Cela permettrait à la direction de re-cadrer certains cadres.

Cela me paraitrait plus juste. En effet: d’une part, les chefs évaluent la compétence des employés, parfois sans pour autant être des spécialistes de leurs métiers (l’école de commerce n’apprend pas tout) et d’autre part, comme nous sommes en démocratie, nous élisons bien nos représentants politiques, pourquoi l’entreprise resterait-elle une zone où les petits chefs peuvent s’adonner à la Terreur sans risque de retour de baton?

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