Week end du 17 - 18 - 19 octobre 2008- Débat féminin à Deauville: 1200 déléguées sont venues débattre d'économie et de société, pendant trois jours, la crise est souvenent revenue dans les échanges.
Un regard féminin sur un monde qui avance à reculon à force d'avoir marché sur la tête. La crise occupe tous les esprits. Wendy Luhabe l'universitaire sud-africaine analyse: on ressent comme un grand vide causé par la cupidité. Les femmes doivent le combler et assumer leurs responsabilités.
La catastrophe serait ainsi une opportunité, une sorte d'échec à réussir. Irène Khan, secrétaire d'Amnesty international à Londres, y croit dur comme fer. " au lendemain d'un désastre, l'apartheid scandaleux qui frappe la moitié de l'humanité cesse parfois. Par exemple, savez vous quel est le Parlement le plus féminisé au monde? la Suède? non, vous n'y êtes pas. C'est le Rwanda et ses 48 % de députées. Les hommes s'y sont entre-tués. Les femmes se sont imposées.
Il y a moins de bétises là où sont les dirigeantes: voir (LVMH, Largadère, L'POréal) la dégringolade est moindre, la parité y est plus respectée.
Comment se sort -on de la course à la prise de risque stupide? en redécouvrand le progrès, ce truc étrange, ce moteur perverti par les indices boursiers et la courbe d'accumulation des marchandises et des égoïsmes. Le progrès est toujours à l'oeuvre dans la partie féminine du monde: " Ma grand mère ne savait pas écrire son nom. j'ai fait Harvard", balance Irène Khan. Voilà enfin une bonne excuse: l'inaction n'a aucune excuse.