Martine Frappin est candidate ps aux élections de 2008, pour le canton de Montauban-de-Bretagne. Femme de gauche avant tout, elle est particulièrement engagée dans les questions de l'environnement et du développement durable.
Il est évident que de nombreux cadres amenés à gérer les relations humaines en entreprise auraient besoin d’un minimum de formation avant d’être mis en poste. En commençant par exemple par le respect qui est, à mon avis, primordial dans une relation humaine. Mais celui-ci peut-il s’apprendre dans un livre?
Au delà du profil type du jeune manager ambitieux qui est aujourd’hui la norme en entreprise, celui-ci peut être un individu très bien sous tout rapport dans la sphère privée, mais si nous observons leur comportement lorsqu’ils sont soumis à une forte pression hiérarchique “d’atteinte d’objectifs”, ils les répercutent inexorablement et sans état d’âme sur leurs subalternes dans le but de plaire à la direction qui, elle, ne juge que sur des chiffres et des statistiques de rentabilité. Sans état d’âme.
C’est aussi ainsi que les organisations deviennent inhumaines, elles ne jugent que sur la base de résultats chiffrés à court terme, sans voir sur le long terme la souffrance occasionnée par la pénibilité du travail. Ce coût étant assumé par la société en dehors de l’entreprise (arrêts maladies, dépressions, suicides, toxicomanies, maladies mentales, etc…), donc cela ne la regarde pas si je j’ose dire.
Une solution qui m’est venue à l’esprit lorsque j’étais encore en poste et que je subissais encore du harcèlement de la part de mon supérieur hiérarchique, aurait été la mise en place d’une forme d’évaluation par les employés des qualités managériales de leurs chefs. De manière anonyme et par un cabinet indépendant. Sans aller jusqu’au procès inquisitoire, mais juste dans le but de refléter l’image que certains chefs impriment dans l’esprit des employés. Cela permettrait à la direction de re-cadrer certains cadres.
Cela me paraitrait plus juste. En effet: d’une part, les chefs évaluent la compétence des employés, parfois sans pour autant être des spécialistes de leurs métiers (l’école de commerce n’apprend pas tout) et d’autre part, comme nous sommes en démocratie, nous élisons bien nos représentants politiques, pourquoi l’entreprise resterait-elle une zone où les petits chefs peuvent s’adonner à la Terreur sans risque de retour de baton?