Et voici une nouvelle année qui débute, avec son rituel, les fagottoux se sont retrouvés pour la traditionnelle fabrication de fagots. Bonne ambiance et partie de travail/plaisir au rendez vous, les volontaires avaient rendez vous dans le hameau du "Maine Goudal", les arbres des talus ont été émondés au préalable.
Le plus gros du travail consiste à rassembler les branches, avec un faucillon,

les travailleurs coupent les branches latérales de façon à désépaissir le tout. Les branches sont rassemblées au coeur d'une "fagotteuse".
Chaque fagotteuse de ce champ a une histoire,

celle ci a été fabriquée par le forgeron de Landujan, "ça ne date pas d'hier",

Il y en a peu de semblables,
la plus perfectionnée c'est celle ci, une bobine de fil de fer est intégrée, et pour torsader le fil un crochet est actionné à la main avant de procéder à la coupe du fil.
Les fagotteuses sont elles encore fabriquées dans les forges industrielles?
Ce samedi de février, plus de 500 fagots seront confectionnés, hissés sur la remorque du tracteur , il faudra plusieurs voyages pour le remiser au sec. en attendant le dernier week end de juin. Après la soirée "moules-frites" le feu sera mis aux fagots gerbés en un immense tas autour d'un arbre érigé sur la place Bischberg.
Ces journées d'activité intense, où, hommes et femme, (même s' il y a une majorité d'hommes, une dame a voulu s'essayer à l'émondage des branches), se retrouvent, sont ponctuées par le "casse-croûte", les repas du midi et du soir. Les épouses et compagnes se sont réunies autour des fourneaux dès le matin, afin d'assurer la restauration de tout ce petit monde affamé, après la journée passée en plein air.
Rappel de la Fête de la Saint Jean
Le 21 juin, jour du solstice d'été, connaît le jour le plus long de l'année et la nuit la plus courte. Il était depuis l'Antiquité l'occasion d'allumer des feux qui avaient dit-on, des pouvoirs purificateurs. L'église catholique a christianisé cette pratique en voyant, en Saint Jean Baptiste (prophète ne mangeant que des sauterelles et du miel sauvage), une "lampe ardente et brillante".
L'origine de cette Fête reste floue, mais elle est l'occasion de se rassembler sur une place publique et de chanter et danser autour d'un grand feu, une partie de la nuit.
La coutume voulait que les tourtereaux ou les fiancés franchissent les braises au petit matin en sautant par dessus, pour enflammer leur amour, gare aux jupons brulés!!!.
Les cendres des feux étaient conservées ensuite pour éloigner la foudre et les orages et protéger les animaux. Elles avaient aussi, la vertu d'être un bon engrais, et étaient rependues dans les champs pour enrichir la terre.
Aujourd'hui encore , la cendre de bois serait, dit-on, bonne pour les rosiers.
Si les feux de la Saint Jean ont toujours été peu fréquents dans le Maine, la Bourgogne, la Franche-Comté, la Champagne et les Ardennes, ces feux de joie étaient réalisés chaque été dans la plupart des communes du reste de la France.
source:
http://www.notrefamille.com/v2/editorial-dossiers/feux-saint-jean.asp de nombreuses superstitions restent attachées à ces pratiques d'un autre âge.
En Bretagne il est de tradition de danser les danses bretonnes, autour du feu, la gavotte et autre andro et anterdro, se voient un peu remplacées par des danses plus modernes.