Martine Frappin est candidate ps aux élections de 2008, pour le canton de Montauban-de-Bretagne. Femme de gauche avant tout, elle est particulièrement engagée dans les questions de l'environnement et du développement durable.
jeudi 04 février 2010
Florent Palicot, jeune maraîcher, a choisi la vente directe, via une toute nouvelle association. Ce jeudi, le premier rendez-vous, c'est chez lui !
Je me suis installé à La Forest depuis un peu plus de deux ans, moi qui étais un citadin de Rennes ! J'ai été cuisinier pendant pas mal d'années avant de reprendre mes études. Après un passage éclair par la fac, j'ai fait un BTS agricole, et j'ai découvert l'agriculture bio pendant mes stages.
J'ai repris les terres d'un agriculteur qui a fait du maïs pendant quinze ans. Pendant deux ans, j'ai laissé la terre reprendre ses droits. Choisir de vendre en direct mes produits via une Amap (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne) a été une démarche naturelle : c'est de notre génération !
Pour commencer, je me suis associé à un copain qui vendait ses légumes grâce à une Amap de Brest. Désormais, je vais me consacrer à la nouvelle association de Landerneau avec Rudy David qui est maraîcher à Ploudaniel.
« Commerce équitable local »
Avec nous, il n'y aura pas de tomates en hiver ! On suit les saisons. Quelqu'un qui n'aime pas le chou aura du mal à acheter des paniers en hiver, même si on essaye de diversifier ! D'ailleurs, le fait de travailler à deux permet de proposer une variété de légumes bien plus importante.
L'Amap est un système intéressant qui propose aux gens une autre façon de consommer. On est un peu plus cher ? Oui, mais on est aussi « durable ». Des productions ont été tellement subventionnées que les gens ont perdu le sens de la réalité des prix.
Pour moi, il s'agit vraiment de commerce équitable local. Ça valorise le tissu local, les petits producteurs qui font du bio. C'est un échange « gagnant-gagnant » entre le producteur et le consommateur. Et c'est un gros pied de nez aux grandes surfaces et à leur système de vente.
Chaque producteur choisit ce qu'il va proposer dans les paniers. Les ventes sont prévues, les gens avancent l'argent. Ça nous permet de planifier, en quelque sorte, même si en bio, ce n'est pas toujours facile ! Enfin, on a quand même moins de perte.
Ce qui m'intéresse aussi dans les Amap, c'est la relation qu'on a avec les gens. Ce sont eux qui confectionnent leurs paniers. Ce temps-là est un temps d'échange, très agréable.
Les adhérents s'engagent aussi à donner des coups de main dans les champs. Ça leur permet de découvrir comment ça se passe.
Recueilli par
Nelly CLOAREC.