Martine Frappin est candidate ps aux élections de 2008, pour le canton de Montauban-de-Bretagne. Femme de gauche avant tout, elle est particulièrement engagée dans les questions de l'environnement et du développement durable.
Le dalaï-lama se dit prêt à soumettre sa démission si la situation se dégrade au Tibet. Son gouvernement en exil annonce que 19 Tibétains ont été tués mardi dans la province chinoise de Gansu. Par ailleurs, l'organisation tibétaine basée à Londres Free Tibet Campaign a publié des photos de cadavres qui, selon elle, présenteraient des corps de Tibétains tués dimanche par les autorités chinoises à proximité du monastère de Kirti, à Abu, dans la province chinoise de Setchouan.
"Si les choses échappent à tout contrôle, alors la seule solution pour moi sera de démissionner", a déclaré, mardi, le dalaï-lama, lors d'une conférence de presse à Dharamsala dans le nord de l’Inde, où il vit en exil. Il assure par ailleurs qu’il n’a aucune prise sur les violences en cours au Tibet.
Les médias étrangers sont interdits d’accès à Lhassa. Quant à la télévision chinoise, elle diffusait en boucle, mardi, des images d’une ville pacifiée, avec les étudiants reprenant le chemin des cours, et les habitants celui des marchés. La télévision d'Etat chinoise rapporte aussi qu'un officiel annonce la reddition de 100 personnes qui se seraient rendues à la police chinoise et auraient avoué avoir participé aux émeutes de Lhassa.
"Pour la première fois, le Premier ministre chinois a reconnu dans sa conférence de presse que les troubles se sont étendus à d’autres régions du Tibet", relève toutefois Sébastien Le Belzic, confirmant ainsi des témoignages. Le dalaï-lama a renoncé, depuis les années 90, à revendiquer l'indépendance du Tibet et adopté une approche dite de la "voie moyenne", consistant à réclamer une simple autonomie culturelle pour son pays. Il n’a pas bougé de cette ligne depuis, et n’a pas non plus appelé au boycott des Jeux olympiques en Chine d’août 2008.
"Les Chinois traitent le dalaï-lama comme Ben Laden, comme un terroriste", regrette de son côté Kunsang Chophel, 53 ans, un Tibétain installé depuis 30 ans à Paris où il tient un restaurant, "mais tant qu'il est vivant, c’est une occasion pour la Chine et les Tibétains de trouver un compromis. Le jour où il ne sera plus là, les jeunes générations seront beaucoup plus radicales. C’est ce que j’ai pu observer lors de mon dernier voyage au Tibet, il y a un an".