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Martine Frappin est candidate ps aux élections de 2008, pour le canton de Montauban-de-Bretagne. Femme de gauche avant tout, elle est particulièrement engagée dans les questions de l'environnement et du développement durable.

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Les derniers bouilleurs de Cru

L'ALAMBIC

 

2011

Mme Heuveline a pris la succession de son père

l'alambic tourne encore dans les environs de Montauban de Bretagne


portable:

06 63 46 59 77


Rencontre au coin d'une route:

2008

Rencontre avec un des derniers cuiseur d'Ille et Vilaine : Tout l'art de distiller

Installé dans un coin de route, sur un petit parking sauvage, à la Boulais.

Le distillateur est à l'œuvre, la carriole a déployé son bas-côté en auvent, dévoilant son impressionnante machinerie et ses cuivres noircis par le travail.


Le bouilleur chauffe son « alambic » tout en cuivre,
alimentant le foyer avec des bûches pour assurer la bonne température « 100° » pour la distillation du cidre. ... La transformation du cidre en eau-de-vie opère comme par magie. C'est un spectacle comme on en voit trop peu maintenant.

Anecdote: Il semble que les premiers alambics aient été utilisés par les Arabes qui s'en servaient pour extraire les arômes des plantes et des fleurs ainsi qu'à fabriquer le fard à paupières connu sous le nom de khôl. Quand les Arabes commencèrent à distiller le vin, ils donnèrent le même nom au produit obtenu : al khôl, « la chose subtile ».
Distiller une barrique de cidre prend une vingtaine de minutes, à 800 grammes de pression, le produit bout en permanence. Il faut 1000 litres de cidre pour obtenir 20 litres d'eau de vie à 50°. A côté un jerrican géant rempli en partie du liquide alcoolisé attend son propriétaire, car les clients tiennent à récupérer l'eau de vie de leur production. Les personnes doivent être en possession d'un « certificat de récoltant » obtenu préalablement à la Mairie.
« L'alambic » tourne sur 90 communes,


Un parfum d'antan, et quelque chose d'actualité, car le métier fait encore vivre 3 personnes sur l'Ille et Vilaine.

Issue du principe très ancien de la distillation, abondamment employée par la médecine et la chimie du Moyen-âge jusqu'au début du 20e siècle, l'eau-de-vie de cidre, petite sœur de l'eau de vie de vin, a émergé dans le courant du 18e siècle pour devenir incontournable dans les exploitations agricoles de la première moitié du 20e siècle.

Souvenirs : Quant au calva, ma grand'mère en avait une réserve, de très vieilles bouteilles, que ses voisins appréciaient.
Tous les ans, le bouilleur de cru venait au village avec l'alambic; il s'installait sur un terrain le long d'un chemin menant aux bois. Et au fond de la cour de ma grand'mère, il y avait une vieille porte toute déglinguée, derrière des orties, qui donnait sur ce terrain; ce n'est guère qu'à ce moment de l'année que l'on passait par cette porte...
La petite porte de derrière servait effectivement à la discrétion, il fallait éviter que les voisins ne voient quelle quantité de mou on apportait au bouilleur de cru. C'était comme ça par chez moi.


Depuis le 31 décembre 2007, chaque personne en possession d'arbres fruitiers pourra faire distiller les fruits de sa récolte après fermentation à raison d'une taxation à 50% (au lieu de 100% auparavant pour la personne qui ne possédait pas de privilège) sur les 10 premiers litres d'alcool pur. A préciser que seuls les propriétaires d'arbres fruitiers peuvent pratiquer cette activité.


Voir réglementation en cours :

QUID DU DROIT DE BOUILLIR ?

L'eau-de-vie, c'est un droit ancré dans la législation (loi de 1806 abrogée en 1960), et cet aspect compte au moins autant que l'utilité économique du produit. La distillation est une activité fortement réglementée. Dans les années 50, la législation en cours permet à chaque récoltant (le « bouilleur de cru ») de faire distiller une partie de sa production personnelle de fruits fermentés sans payer les taxes sur les alcools. Ce droit qu'on appelle franchise ou privilège du bouilleur de cru, se monte à 1000° d'alcool par an. Chaque bouilleur de cru peut ainsi disposer annuellement d'une quantité d'alcool détaxé :
soit 20 litres d'eau-de-vie à 50° (la « gnôle »),
soit un peu plus de 10 litres d'alcool fort à environ 90°.

La fin du privilège de bouilleur de cru a été décidée par un décret de 1953 sous Mendès-France. Son application complète a été reportée plusieurs années. Finalement le 30 août 1960, une ordonnance signée du général De Gaulle et de son premier ministre Michel Debré confirme définitivement l'abolition du privilège. Le déclin commence donc dès 1960. Peu perceptible les premières années, il devient net à partir de 1970. Le nombre de bouilleurs de cru se réduisant d'année en année, la durée de la campagne de l'alambic s'écourte

Si le privilège, dont bénéficiaient les propriétaires bouilleurs de cru faisant valoir leurs droits avant 1959, n'est plus aujourd'hui transmissible, ces derniers ont néanmoins conservé la franchise les autorisant à produire 10 litres d'alcool pur par an , exempts de toutes taxes. Héréditaire ou non, le droit de bouillir, contrairement à la rumeur, n'en a pas pour autant totalement disparu. En effet, toute personne, pourvu qu'elle soit propriétaire-récoltant, peut encore, de nos jours, prétendre bénéficier du droit de bouillir à condition de pouvoir justifier, auprès de l'administration fiscale, de l'inscription de ses vergers au cadastre de sa commune et de s'acquitter d'une taxe sur la quantité d'alcool produite auprès des services des contributions indirectes, l'achat de pommes à fin de distiller est totalement interdit par la loi ; seul un bouilleur, dûment accrédité, pouvant procéder à cette distillation.

 

Voir forum sur le sujet:

http://www.novaplanet.com/forums/viewtopic.php?id=38110

 

Voir texte de loi commenté:

linhttp://ameli.senat.fr/amendements/2003-2004/19/Amdt_231.htmlk

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