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Martine Frappin est candidate ps aux élections de 2008, pour le canton de Montauban-de-Bretagne. Femme de gauche avant tout, elle est particulièrement engagée dans les questions de l'environnement et du développement durable.

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Ethymologie Montauban de Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MONTAUBAN-DE-BRETAGNE



Montauban-de-Bretagne vient du latin "montem albanum", de "mons" (colline) et de "albanus" (blanc).
La tradition raconte que saint Eloi, étant venu visiter le roi breton saint Judicaël au VIIème siècle, laissa dans la contrée qu'habitait ce prince un souvenir si vif de ses vertus, que plus tard les habitants élevèrent en son honneur un sanctuaire qui fut la première église de Montauban. L'église de Montauban (Montauban-de-Bretagne) est érigée au VIIIème siècle en l'honneur de saint Eloi. Cette église fut donnée en effet au commencement du IXème siècle à l'abbaye de Saint-Méen.
Il est prouvé que pendant plusieurs siècles la paroisse de Montauban ne porta que le nom de Saint-Eloi ; elle ne semble avoir pris celui du château qui l'avoisinait que dans le courant du XIVème siècle. On dit aussi que l'église de Saint-Eloi fut donnée à l'abbaye de Saint-Méen lorsque Hélocar releva son monastère, au commencement du IXème siècle. Nous voyons, en effet, le pape Célestin III confirmer en 1192 les Bénédictins de Saint-Méen dans la possession de cette église (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 723), et jusqu'à la Révolution l'abbé de Saint-Méen présenta à l'évêque le recteur de Montauban. Aussi ces religieux fondèrent-ils dans cette paroisse le prieuré de Montreuil.
Lorsque Guillaume de Montfort fonda en 1152 l'abbaye de Saint-Jacques de Montfort, il donna au nouveau monastère une terre en Saint-Eloi, « ... in Santeleio terram Orene de Caria », et il autorisa d'autres donations faites dans le même lieu en faveur des mêmes religieux par Hervé, prêtre de la Chapelle, et par Pierre, fils de Tréhored (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 614). Les chanoines réguliers de Montfort ne prirent pas toutefois d'importance à Montauban, quoique en 1682 il leur fut encore dû cinq mines de froment chaque année par le seigneur du lieu. Olivier, seigneur de Montauban, avait aussi donné à l'abbaye de Saint-Melaine une rente de six quartiers de froment que ses moines pouvaient prendre à Noël dans les greniers de Montauban. Mais en 1246 un petit-fils du donateur, nommé également Olivier et comme lui seigneur de Montauban, fit un accord avec l'abbé de Saint-Melaine ; il fut convenu que désormais celui-ci ne recevrait plus à Montauban que deux quartiers et une mine de froment, et tiendrait quitte le seigneur du lieu des trois quartiers et une mine restant, parce que ce seigneur lui accordait les privilèges de liberté et d'immunité pour tous ses vassaux de Comblessac et des Brûlais (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine, 10). Peu de temps auparavant, en 1230, Philippe, seigneur de Montauban, du consentement de ses fils Olivier et Regnault, avait fait un échange avec les Bénédictins de Saint-Méen ; il leur promit une rente de 37 sols sur sa coutume de Saint-Eloi, « in costuma de Sancto Eligio », payable à Noël aux mains de l'ouvrier de l'abbaye, pour que les religieux renonçassent en sa faveur à leurs droits sur la terre et les hommes de Lebecon, « in terra et hominibus de Lebecon » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 866). Enfin, en 1312, Olivier, seigneur de Montauban, d'une part, Raoul, évêque de Saint-Malo, Olivier, abbé de Saint-Méen, et le recteur de Saint-Eloi d'autre part, passèrent une transaction au sujet des dîmes de la paroisse de Saint-Eloi, « decimas de Sancto Eleio » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, 1242 - Bibliothèque Nationale, Blancs-Manteaux). Dans les derniers siècles, les dîmes de Montauban étaient également réparties entre l'évêque de Saint-Malo, le recteur de Montauban et le prieur de Montreuil, dépendant de Saint-Méen. En 1790, le recteur, M. Fornier, fit la déclaration suivante des revenus de son bénéfice : Le presbytère, avec son jardin et son pourpris, estimés 120 livres ; - sa part de dîme, affermée 2 775 livres, plus 64 boisseaux d'avoine dus par le fermier au seigneur de Montauban. Total du revenu brut : 2 895 livres. Mais les charges, consistant en la pension de deux vicaires 700 livres, en décimes 140 livres, droits synodaux, entretien des bâtiments, etc., montaient à 1 263 livres, de sorte que le revenu net n'était que de 1 632 livres (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1V, 29, et Pouillé de Rennes).

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